Toujours, je me retrouve dans le train.
Toujours, j’écris dans le train.
Quand bien même cela fait des mois.
Mon existence s’est inscrite dans les cahots du train et ses faux-semblants de nomadisme.
Je ne bouge toujours pas. Je tressaute. Je m’épuise, nauséeux. Passent Epinay sur Orge, James Joyce et des centaines de symboles à réapprendre. 日本語、
L’éternel recommencement n’est qu’un maladroit balbutiement.
Péroraison funèbre.
Toujours, de l’encre noire dedans le train.
Fil et faisceau du quotidien.
Suis-je autre chose malgré les lignes, qu’un homme, qu’un anonyme dans le train ?
Toujours j’entends les autres dans le train, bruyants ou soupirants, portables et raps brouillés, pages effleurées, tandis que rien, tandis que tout, dans le train.
Les trajets immobiles.
Les tragédies mobiles.
A remettre.
Au quotidien.
Toujours.
Le train.
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