Melody

Publié le par Rodolphe

Et l'on attend dans le train. Heureux et vide. Loin les cahots, les sanglots des pénibles journées au blanc sans éclat.
Le matin inhibe, le sommeil est rare, dans les bras de Melody.
Elle brûle.
J'ai vu une femme aux cheveux enflammés sauter d'un immeuble, un enfant dans ses bras.

C'était pour le protéger du gaz.

Puis je me suis reposé, tranquille, sur le corps sans gravité de Melody.
Au pied de l'immeuble, on essuyait en murmurant.

ce matin je pars quand Melody dort.
Ce matin s'ennuit sans être blessé.
Je suis debout, simplement, quand elle est couchée.
La mère est morte sur son enfant, il étouffa.
Melody dort, elle ne sait pas.
Elle s'en fout.
Son monde flotte.
Et moi avec.

Publié dans Archives ancestrales

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